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Cette semaine on plonge dans le monde du yoga au delà des asanas(postures). Oui, si on le veut, un personne peut facilement...

juste pratiquer les postures pour gérer son stress et tonifier son corps. 

Par contre le monde du yoga a tellement plus à nous offrir. Avant d'aller faire ma formation, il y a plusieurs années, je n'étais pas certaine quel style de yoga ou quel type de yoga je choisirais.

Donc j'ai essayé plusierus cours, différents styles et différentes options. Cours en studio, sans philosophie, strictement penché sur le côté physique de la pratique. Puis une amie m'a introduit à l'ashram de Val Morin. Style, Sivananda. Dès mon premier cours, j'ai l'impression d'être au bon endroit. L'ambiance, l'énergie, l'idéologie qui est véhiculé, sans même que je sache vraiment, mais je savais que j'avais trouvé. L'ashram offrait des cours et des formations de professeurs de yoga dans le respect du yoga classique, traditionnel. Et je ne peux m'imaginer ma pratique autrement. 

La richesse de cette pratique, qui est tout d'abord une pratique spirituelle, est sans fin. D'une profondeur qui est parfois difficile à expliquer. Je pense que la meilleure façon est d'y aller graduellement, d'être curieux et de le vivre. 

Donc aujourd'hui, je partage 3 articles sur les Yamas et Niyamas. La base du yoga. Aussi, les 2 premières des 8 branches/ou membres du yoga. En anglais souvent appelé, "the 8 limbs of yoga". Un des trois articles mentionnent les autres branches du yoga en survol. Mais vu que c'est beaucoup d'information à comprendre et à mettre en application, pour l'instant, on se penche sur les 2 premières branches, Yamas et Niyamas. 

J'ai choisi ces 3 articles parce qu'elles semblaient bien se compléter. Bonne lecture et comme toujours, laissez-moi savoir si vous avez des questions.  

 

Premier article:

Yamas et Niyamas

Il y a deux grands principes dans l’éthique du yoga qui demandent à s’accorder : le souci de soi et le souci des autres.

 1) Le souci de soi favorise l’émancipation (le déconditionnement, la libération, l’indépendance, l’autonomie, l’ambition personnelle)

 2) le souci des autres favorise le service volontaire (la prise de responsabilité, l’engagement, la loyauté, la fidélité).

Le but final du yoga n’est pas de renforcer l’ego ni de le diminuer mais de le purifier de tout ce qu’il peut contenir de toxique : surestimation de soi, arrogance, suffisance, mépris de ceux qui ne pensent pas comme nous ou qui obéissent à d’autres règles de vie que les nôtres. Le yoga aide à développer la discipline intérieure (mettre de l’ordre dans sa vie mentale) et la discipline extérieure (mettre de l’ordre dans sa vie sociale).

Deux siècles avant l’ère chrétienne, le sage indien Patanjali a écrit les Yoga Sutras, un traité de yoga distinguant les grandes règles de conduite que tout élève de yoga doit méditer pour progresser spirituellement. Ces règles sont au nombre de 10 (5 yamas et 5 niyamas) et doivent être, autant que possible, réalisées en paroles, en actes, en pensées.

La connaissance des 5 yamas (conduite extérieure) et des 5 niyamas (conduite intérieure) de Patanjali nous aide à équilibrer notre besoin de nous recentrer (renforcer notre attention à nous-mêmes) et notre besoin de dévouement (renforcer notre attention aux autres).

 

I) LES 5 YAMAS

Le verbe sanskrit Yam signifie réfréner, dompter, maîtriser – Yama signifie règle morale). Les 5 Yamas sont des interdits moraux concernent notre rapport aux autres, notre comportement moral, notre manière de nous maitriser. Ils concernent notre rapport aux autres mais impliquent une purification intérieure, un travail sur soi. Il ne s’agit pas de refouler nos pulsions ou de leur obéir aveuglément mais de les reconnaitre, les accepter, les assumer pour les mettre au service du perfectionnement de soi en les convertissant en énergie pour notre bien-être.

 1) AHIMSA : non-violence, non-nuisance. Ne pas tuer, ne pas blesser ni faire de mal, accepter l’autre dans sa différence, ne pas causer de douleur.

 2) SATYA : non-mensonge, pratique de la vérité, de la véracité, de la franchise, de la sincérité. Ne pas mentir, ne pas tricher, être vrai, accorder ses actes avec ses paroles.

[Les trois premiers accords toltèques (« avoir une parole immpeccable », « ne rien prendre personnellement » et « ne pas faire de suppositions) ont tous à voir avec Satya, la pratique de la vérité. Il y est question d’éviter de médire envers les autres comme envers soi-même, de renforcer sa connaissance de la vérité en s’informant voire en questionnant les responsables de médisances en vue se défaire du poison des suppositions hasardeuses susceptibles de nous empoisonner avec trop de conflits.]

 3) ASTEYA : non-vol. Ne pas voler, ne pas convoiter, respecter la propriété d’autrui. Etude puis abolition du désir même de tuer ou de voler. Honnêteté. Repousser l’avarice, la cupidité.

 4) BRAMACHARYA : contrôle des sens, chasteté, modération, vie sexuelle équilibrée renforçant le mental. Observer Brmacharya c’est maîtriser ses pulsions, éviter les extrêmes qui gaspillent l’énergie.

 5) APARIGRAHA : non possessivité, non attachement, non convoitise en pensées, paroles et actions. Détachement. Vivre sobrement, modestement.

 

II) LES 5 NIYAMAS

Niyama signifie Vertu morale. Les Niyamas, contrairement aux yamas, concernent exclusivement notre conduite intérieure.

 6) SHAUCHA : propreté, pureté tant extérieure qu’intérieure. Contrôler son agitation en purifiant le mental de ses émotions négatives « impures ». Pratique des kriyas, des exercices de purification.

 7) SANTOSHA : contentement, sérénité, tempérance, mesure. Se satisfaire de ce qu’on a, recevoir avec joie ce que chaque jour nous réserve, positiver.

 8) TAPAS : austérité consciente, ascèse enthousiaste et persévérante, sens de l’effort. Se discipliner afin de parfaire sa transformation intérieure tout en évitant le recours aux extrêmes. Grâce aux exercices respiratoires, au pranayama, on discipline et on contrôle son usage du souffle.

 9) SVADHYAYA : auto-apprentissage, étude de soi, lecture et méditation des textes à teneur spirituelle. S’efforcer toujours de mieux se comprendre soi-même. Examen de soi, introspection sur le plan corporel, mental, intellectuel.

 10) ISHVARA-PRANIDHANA: dévotion, don de soi à l’univers qui nous transcende. Ne pas commettre d’actions fondées sur le seul égoïsme, s’abandonner au divin.

 

 

2ième article:

 

Il y a 8 piliers en yoga. Les 2 premiers sont :

Les YAMAS et les NIYAMAS

Comme nous l’avons vu dans les Sutras de Patanjali, le yoga se compose de 8 piliers (aussi appelés membres) qui sont des étapes, toutes interdépendantes, nous amenant petit à petit vers une paix intérieure et un réel bien-être au quotidien.

Aucun des piliers du yoga n’est à négliger et il est important de continuer à les cultiver tous, quel que soit son niveau de pratique du yoga (qui, est-il bien nécessaire de le rappeler, n’est pas une pratique seulement physique mais avant tout spirituelle).

Le 1er pilier du yoga : les YAMAS

Ce sont les « règles » morales ou « règles » de conduite en société c’est-à-dire comment on se comporte avec le monde qui nous entoure, les personnes, les êtres vivants, les choses…

Les yamas sont au nombre de 5 : Ne pas nuire (Ahimsa), Ne pas mentir (Satya), Ne pas voler (Asteya), la Modération (Brahmacharya), la Non-avidité (Aparigraha).

Cultiver les yamas fait partie de la pratique spirituelle du yoga. La pratique physique appartient à la dimension visible du yoga, mais c’est la dimension invisible qui est beaucoup plus vaste. Et cultiver les yamas est un travail subtil, de soi à soi, que l’on ne peut démontrer (contrairement aux asanas par exemple). C’est le tout premier pilier du yoga, et les yogis cultivent les yamas car ils développent une paix intérieure, petit à petit ils amènent un sentiment de liberté, et on se sent de mieux en mieux dans son quotidien. Ils sont primordiaux dans la pratique yoga, cet engagement personnel à une profonde auto-transformation (une meilleure version de soi-même), qui passe par une auto-discipline, et nous amène vers un apaisement et un bien-être au quotidien.

Les yamas, c’est la manière dont nous allons utiliser notre énergie dans nos relations avec les autres. Nous sommes tous interconnectés, matériellement bien sûr mais également de façon plus subtile, et la façon dont vous allez agir, mais aussi parler, et même penser dans le monde qui vous entoure, va vous conduire petit à petit à cette auto-transformation, que vous commencerez à ressentir, profondément. Ce ne sera pas une apparence de transformation mais une réelle transformation, et le regard et l’avis des autres n’aura alors plus d’ importance.

Mais ne pensez pas que les yamas soient des objectifs ou des obligations. Ils n’en sont pas, ils sont seulement et simplement des lignes directrices. Chacun doit se les approprier, les ressentir en fonction de soi, de sa vie (ou même de la période de sa vie), de l’écho qu’ils peuvent avoir en nous.

Et comme c’est presque toujours le cas en yoga, ne vous arrêtez pas simplement à la traduction et à la définition « évidente » de chaque yama mais recherchez plutôt le côté plus subtil de chacun. Par exemple, Asteya qui se traduit simplement par Ne pas voler, signifie Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas. Et certes cela concerne les objets, mais il peut aussi s’agir de la confiance de quelqu’un, de la réputation de quelqu’un, du bonheur de quelqu’un…… La subtilité est toujours présente en yoga. Asteya peut aussi être rapprochée de la surconsommation. En effet, prendre plus de ressources à la Terre que nécessaire, ou prendre plus de ressources que ce qu’elle ne peut en fournir, cela n’est-il pas le contraire d’Asteya ? Essayez d’y penser lorsque vous achetez et aussi lorsque vous jetez…

Vous pouvez donc facilement appliquer les yamas dans votre quotidien, et ils peuvent être perçus sous de nombreux angles et donc cultivés dans tous les domaines de votre vie. Chaque yama sera développé dans un prochain article pour saisir les différents angles sous lesquels ils peuvent être pris. En attendant, soyez simplement votre propre témoin, attentif, observez-vous et petit à petit mettez-vous à cultiver les yamas, en vous les appropriant, en les adaptant à votre vie ou période de votre vie; et vous ne mettrez pas longtemps à ressentir les effets du début de cette profonde auto-transformation qu’est le yoga.

 

Le 2ème  pilier du yoga : les NIYAMAS

Les Niyamas concernent toujours notre attitude mais cette fois-ci avec nous-même (non plus avec le monde qui nous entoure comme pour les Yamas). Ils sont également au nombre de 5 et comme les yamas et les autres piliers du yoga, ils se cultivent et continuent à se cultiver quel que soit son niveau de yoga.

Les yamas font appel à une certaine auto-discipline, mais ils nous apprennent parallèlement à savoir développer la bienveillance envers nous-même. Pas de jugement en yoga mais plutôt une auto-observation, une auto-acceptation suivie d’une auto-compréhension, pour que l’auto-transformation puisse se mettre en place grâce à une certaine autodiscipline… et sans que ce mot soit effrayant comme il l’est pour beaucoup d’entre nous 🙂 En cultivant les niyamas, qui certes demandent un réel engagement personnel, on ressent un bien-être qui se développe petit à petit au quotidien et qui motive naturellement à continuer sur le chemin du yoga.

Les 5 niyamas sont : la Pureté / la Propreté (Saucha), le Contentement (Santosha), l’Austerité / l’Ardeur quant à son engagement personnel d’auto-transformation (Tapas), l’Etude de soi / s’examiner soi-même, sa véritable nature (Svadhyaya), la Dévotion / s’en remettre à ce qui est plus grand que soi, à un principe supérieur (Ishwarapranidhana).

Chaque niyama sera également traité dans un prochain article pour développer clairement la notion de chacun d’entre eux, mais il est à nouveau important de noter que, comme les yamas, ils ne sont ni des objectifs ni des obligations. Ils sont eux-aussi des lignes directrices à adapter en fonction de sa propre vie.

Les 2 premiers piliers du yoga sont donc primordiaux dans la pratique du yoga. Et ils sont tout aussi importants que les autres piliers tels que les asanas ou la méditation (Dhyana), car les 8 piliers du yoga sont interdépendants. Vous sentirez de toute façon au fur et à mesure de la pratique physique du yoga, grâce à la maîtrise de vos mouvements ainsi que de votre souffle, que vous transformez petit à petit votre rapport au corps et aux pensées. Et cela va, naturellement, sans effort particulier, s’étendre en dehors du tapis, dans votre quotidien, dans vos rapport aux autres et au monde. Mais quel que soit le pilier, il doit être développé en respectant les 2 principes fondamentaux du yoga : la pratique et le renoncement (Abhyasa et Vairagya).

 

 

Je vous laisse donc emprunter tranquillement le chemin du yoga, en commençant par vous observer sans vous juger, puis vous mettre à développer les yamas et les niyamas, petit à petit, dans votre vie de tous les jours. Souvenez vous que le yoga demeure toujours un processus et non un but en soi! 😉

 

3ième article: 

LES FONDEMENTS DE L’ÉQUILIBRE : YAMAS ET NIYAMAS

Le yoga émerge maintenant assez facilement au sein de conversations. Souvent, ces dernières concernent essentiellement la dimension physique de la pratique, c’est-à-dire les asanas (postures de yoga). La dernière posture réussie, la capacité ou non à faire la posture sur la tête, la souplesse inaccessible semble souvent rendre compte de l’excellence d’un yogi ou non. C’est ce que l’on voit.

J’ai souvent entendu des yogi-en-devenir parler du calme désarmant des autres lors de moments de méditation. Ils ont ouvert l’oeil (car leur hamster dansait la samba) et les visages autour d’eux étaient d’un calme olympien.

Tout le monde était en apparence très calme.

La dimension visible du yoga est une infime fraction de ce qu’est réellement le yoga. Les fondements mêmes du yoga – les Niyamas et Yamas – sont d’abord invisibles. Les cultiver est un travail subtil, de soi à soi, que l’on ne peut démontrer.   Être hyper performant dans la pratique physique de yoga, ne rend pas nécessairement compte d’une vie équilibrée ou d’un équilibre intérieur.

Aujourd’hui, on mesure souvent la réussite de quelqu’un à l’apparence de celle-ci : ce qu’il possède, ses résultats scolaires, ses performances physiques. Il plus facile de mesurer les résultats visibles parce qu’il suffit de les comparer avec les autres : plus flexible, plus avancé… que quelqu’un d’autre.

En réalité, chaque pratique, chaque cours est un pas concret vers l’harmonie en soi. Vous le découvrez tôt ou tard, derrière la pratique physique du yoga, il y a ce chemin vers soi, vers un sens de l’unité en soi. Derrière le visible du yoga, il y a l’essentiel.

Même lors de notre premier cours, on peut le sentir : la pratique du yoga a ce petit quelque chose de différent d’un cours d’aérobie (!). Si cela a lieu, la richesse de l’expérience révèle une science, un art, une sagesse qui va au-delà et passe au travers des mouvements physiques.

LA SAGESSE ÉCRITE : LES YOGAS SUTRAS

Cette grande profondeur de la pratique du yoga n’est pas réinventée par tous les enseignants de yoga. Elle prend racine entre autres dans une structure élaborée par un certain Patanjali dans des Yoga Sutras, textes rédigés ou compilés entre 200 avant J.-C. et 500 après J.-C.

Un Sutra est un aphorisme, une phrase qui s’autosuffit : vous ne devriez avoir besoin d’aucun support pour le comprendre. Pour moi, ce sont des énoncés qui se ressentent, qui ne se comprennent pas seulement avec notre esprit rationnel. C’est un peu comme un poème. Lorsque vous en relisez-un, votre ressenti se transforme un peu. Ce n’est pas toujours évident au début.

Cela fait en sorte que je ne les ai jamais lus d’un bout à l’autre ! Le livre qui les rassemble est déposé sur ma table de chevet. Je m’y plonge selon mes élans. Il y a 95 sutras.

Ce livre est un incontournable. C’est par les Sutras de Patanjali que l’on découvre que le yoga n’est pas seulement une technique physique (si un maître ne nous l’a pas enseigné directement). Il y a en réalité huit branches à la pratique du yoga et les asanas sont une de ces branches… c’est le un huitième du yoga !

 

 

HUIT BRANCHES DU YOGA

Patanjali a systémisé le yoga, proposant un chemin vers l’unité intérieure et l’unité avec toute chose (ce qui est par ailleurs la même chose… 😉 ). Je disais huit branches, certains parlent de huit étapes, je dois dire que je ne suis pas vendue au mot « étape ». Cela crée trop de comparaisons : « À quelle étape es-tu rendu ? Moi à la quatrième, ma voisine à la cinquième… ». À mon avis, on les pratique toutes en même temps, à notre rythme, sauf peut-être les deux dernières qui demandent une préparation supplémentaire.

Voici ces huit branches, très légèrement résumées :

Les préceptes éthiques (Yamas),

Les préceptes de discipline (Niyamas)

Les postures physiques (Asanas) aident à garder le corps fort, flexible et détendu. Elles permettent de fortifier le système nerveux et raffinent notre perception intérieure.

Les techniques de respiration (Pranayama) permettent de développer une constance dans le mouvement de l’énergie vitale (Prana, Chi).

Le retrait des sens (Pratyhara – harmonisation intérieure) ramène notre attention vers l’intérieur au lieu de l’amener vers des choses extérieures.

La concentration (Dharana) permet de centrer son attention et de cultiver ce « regard vers l’intérieur ».

La méditation (Dhyana) permet de supporter l’attention en toutes conditions.

L’aptitude à devenir un avec l’objet (Samadhi), est un retour de l’esprit à son silence d’origine.

LES YAMAS ET LES NIYAMAS COMME PILIERS DU YOGA

Vous connaissez déjà les asanas (dont j’ai parlé ici ) et le pranayama (dont j’ai parlé ici). Les Niyamas et Yamas sont les aspects les plus humbles de la pratique du yoga à mon avis. Beaucoup pratiquent souvent les asanas sans connaître leurs fondements éthiques. Ce n’est pas un problème en soi, mais si le chemin du yoga vous touche ils sont incontournables.

Déjà les mots « éthique » et « discipline » en font frissonner plus d’un. Tout comme moi, il y a quelques années, on imagine une longue liste des choses à faire et à ne pas faire, qui nous font avancer vers un idéal monastique. Hé non ! Enfin, pas nécessairement.

Ces préceptes nous disent qu’à la base nous sommes plein de compassion, généreux, honnêtes et paisibles. Ces préceptes révèlent les outils que nous avons en nous-mêmes pour cultiver cela.

Pour qu’ils fassent écho en nous-mêmes, il est important de se les approprier, de les apprivoiser pour soi. L’idée n’est pas de suivre un dogme, un idéal extérieur à vous-même, mais plutôt de répondre à ce qui résonne en vous, avec le meilleur de vous-même. Ces simples préceptes éthiques nous permettent d’être en paix avec nous-mêmes, notre famille et notre communauté.

 

 Dans les dernières années, ces préceptes m’ont permis cultiver le meilleur de moi-même, de me poser certaines questions : Suis-je bienveillante ? Suis-je vraie avec les autres, avec moi ? Est-ce que je reste centrée quand tout s’agite ?

La manière dont vous parlez, dont vous traitez les autres et vous-mêmes, dont vous vivez devient votre fil conducteur. Par cela vous vous engagez à vivre selon vos plus profondes valeurs, vous vous transformez. Vous observez alors la différence entre l’apparence d’une transformation et la sensation de transformation. Le regard des autres n’est plus là pour vous la confirmer ou l’infirmer.

Les Yamas et Nyiamas se transposent alors dans tous les aspects de la vie, y compris dans la pratique des asanas.

Ce qu’ils ne sont pas :

des objectifs, mais des véhicules pour rencontrer l’essence de qui nous sommes.

des obligations, mais des lignes directrices.

des préceptes faits pour que l’on se sente restreint, mais plutôt pour que l’on se sente libre.

LES YAMAS

Les Yamas, les principes éthiques, proviennent des caractéristiques principales des gens libres et heureux. C’est ce que les sages ont observés durant des centaines d’années, avant que Patanjali les mette. Ils observaient que voler à son voisin, médire de celui-ci ou mentir à ses amis n’allait pas de pair avec l’accroissement de la paix en soi-même. C’est aussi simple que cela.

Les Yamas se concentrent sur la manière dont nous utilisons notre énergie dans nos relations avec les autres et avec nous-mêmes.

Ahimsa – non-violence. Développer la compassion envers soi et tout être vivant.

Satya – dire la vérité. Se commettre à des communications et actions honnêtes, afin que se fomentent de bonnes relations.

Asteya – ne pas voler (au sens propre et figuré). Toute appropriation est synonyme de manque, ne prendre que ce qui a été donné.

Brahmacharya – contrôle des sens. Savoir user de son énergie avec sagesse.

Aparigraha – non-possessivité. Ne pas résister à l‘impermanence : lâcher prise.

 

LES NIYAMAS

Les Niyamas sont des principes qui permettent de vivre en développant la bienveillance. Tout est une question de choix, ce dont vous vous nourrissez au quotidien a un impact sur vous-même.

Shaucha – pureté. Cultiver le fait de nettoyer le corps, l’esprit, le cœur.

Santosha – contentement. La satisfaction dans l’expérience immédiate, l’acceptation.

Tapas – austérité. Savoir diriger son énergie, c’est garder le cap.

Svadhyaya – étude du Soi (sa véritable nature). L’intention de vous connaître au travers une pratique.

Ishwarapranidhana – abandon à ce qui est plus grand que soi. Donner un sens, une attention particulière aux petits instants, reconnaître ne pas être le maître de notre univers.

*** J’ai ici tenté de résumer en une phrase chaque principe, c’est loin de rendre compte de la richesse de chacun d’entre eux. Je souhaitais les rendre plus abordables puisque leur traduction littérale est fort austère.

Dans les semaines qui viendront, je prendrai le temps de m’arrêter sur chacun de ces principes. Bien sûr, ils doivent être adaptés à notre quotidien, à notre époque et à nos hamsters tout-puissants intérieurs ! 😉 J’espère ces principes sauront accompagner votre quotidien et révéler une part de la dimension invisible du yoga.

 

Quels Yamas et quels Niyamas résonnent en vous ?! Y a-t-il certains principes qui se reflètent déjà dans votre quotidien ?

 

 

 

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